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Randonnée sur le GR34 (Baie d'Audierne)Intermédiaire

Randonnée sur le GR34 (Baie d'Audierne)

Plogoff, Bretagne

Le concept

De la Pointe du Raz jusqu’à la pointe de Lervily

A découvrir sur notre chemin :

La pointe du raz :
Classée « Grand site », la Pointe du Raz s’élève à quelque 70 mètres de hauteur. Sculptée par l’océan et les vents, elle vaut à elle seule le voyage dans la région. Face à elle, le phare carré de l’îlot de la Vieille, allumé en 1887, fut automatisé en 1995. Au-delà des roches indomptées et de la mer émeraude, le panorama sur le large permet d’admirer l’ île de Sein et par temps clair le phare d’Ar Men.

Les ports et abris du Cap-Sizun :
Onze escales toniques, de part et d’autre de l’étrave déchiquetée de la Pointe du Raz, pour approcher l’âme du Cap-Sizun en découvrant ces havres immémoriaux accrochés à flanc de falaise !
Ces petits ports aux installations sommaires, écrasés dans leur cadre grandiose et sauvage, vous parleront de farouches pilleurs d’épaves, de rudes marins, d’ardents résistants…
De la pointe de Penmarch, qui s’affaisse à demi noyée dans l’océan, à l’altière Pointe du Raz, dressée au-dessus des courants et des gouffres, l’arc de cercle étiré de la baie d’Audierne offre peu d’abris aux marins surpris par les tempêtes atlantiques.
« Côte sauvage, inhospitalière, où l’on se croirait à mille lieues de toute contrée civilisée ; on n’y voit ni maisons ni cultures ; on n’y entend ni les chants des laboureurs, ni le bêlement des troupeaux, rien que le sourd mugissement des lames, le cri lugubre des goélands, la voix triste et douce des hirondelles de mer… » : ainsi le Cap-Sizun était-il encore décrit au début du 20e siècle par la plume ultra romantique d’un historien local.
Ici, pour survivre, depuis des millénaires, l’homme a dû hisser du haut des falaises sa pitance arrachée aux flots. Hisser les paniers de poissons ou les faix ruisselants de goémon. Hisser l’aubaine des épaves ou ses propres embarcations hors d’atteinte de vagues gigantesques.
Pourtant, dans cet environnement minéral extrême, il a su tirer parti de la moindre anfractuosité, de la plus petite crique, pour y développer ses activités maritimes, grâce à sa connaissance des vents et des courants et à sa maîtrise des techniques de navigation. Une parfaite adaptation au milieu a créé ici des installations portuaires originales, typiques de notre Penn Ar Bed.
Au fil des générations, ces ports-abris minimaux ont été aménagés avec ingéniosité : plates-formes étroites accrochées sur le vide, treuils et rampes abruptes, môles ou digues confondus dans la roche, sont venus compléter les atouts naturels de ces sites. Dans leur cadre démesuré et sauvage, leur fragilité n’est qu’apparente. Inspirez à pleins poumons et ouvrez grands les yeux : c’est du Cap-Sizun pur iode, un choc visuel qui ne vous laissera pas de granit !

Le port de Bestrée :
Abri le plus proche des phares de la Chaussée et de l’Ile de Sein, Bestrée était naturellement le point de départ pour le ravitaillement des Sénans et des gardiens des phares de la Vieille et de Tévennec. Toujours actif, le port accueille l’été les pêcheurs locaux.

Le port de Feunteun Aod :
Feunteun Aod fut retenu comme site d’un port en eau profonde pour l’accostage des cargos qui devaient débarquer le matériel de la future centrale nucléaire de Plogoff. Devant l’opposition de la population capiste, ce projet fut abandonné.
Feunteun Aod est mentionné sur les portulans et les cartes marines pour sa fontaine d’eau douce. Les langoustiers capistes y relâchaient pour se ravitailler en eau douce au cours de leur campagne de pêche. Une flottille de canots basés à Feunteun Aod y pêchaient juliennes, congres et lieus qui, après séchage sur place, étaient commercialisés. Aujourd’hui, seule une activité de plaisance subsiste.

Le port de Pors Loubous :
Haut lieu de la Résistance, ce « port aux oiseaux » offre du haut de ses falaises abruptes un vaste panorama sur l’océan et la côte sauvage. Dans cette crique discrète débarquèrent d’Angleterre de nombreux résistants dont le plus célèbre fut le commandant d’Estienne d’Orves.
Il y a peu, une vingtaine de langoustiers, armés par les équipages de Pennéac’h, relâchait en cet abri.

La plage et le port du Loc’h :
La grande tempête de 1886 incita à aménager l’anse du Loch en abri sous la protection d’un brise-lames. Ce port accueillant de nombreuses embarcations, il fut doté d’un canot de sauvetage à rames en 1908. Dominé par la chapelle de Notre-Dame de Bon Voyage, Le Loch abrite aujourd’hui une importante flottille de plaisanciers.

Le port de Porz Tarz :
« Port des brisants », Porz Tarz se caractérise par son vivier naturel édifié sur des grottes marines, aménagées en bassin en 1883.
Sa crique accueillait autrefois une vingtaine de canots qui pêchaient homards, araignées de mer et poissons de la côte : vieilles, lieux, tacauds…

La bergerie de La Pointe des Moutons :
Une vue extraordinaire attire le regard du promeneur dans l’anse du Loch. Une petite maison perchée sur les hauteurs de la pointe des moutons semble défier les éléments. La présence de ce surprenant ouvrage en ces lieux encourage l’imagination vagabonde souvent fertile des Capistes, qui inventent des scénarios de construction, et s’interrogent de mille et une questions, qui, pourquoi, comment…

Les plages de Saint-Tugen et de Trez Goarem :
Au cœur du Cap Sizun dans le sud du Finistère, la plage de Trez Goarem déploie son écrin de sable fin dans un cadre naturel époustouflant. Lovée entre des falaises escarpées et un grand massif dunaire protégé, cette plage sauvage est un véritable appel à l'évasion et à la déconnexion.

Le Sémaphore de Lervily :
Construit dans les années 1860, le sémaphore de Lervily (Finistère) occupait une place stratégique entre la pointe du Raz et la pointe de Penmarc'h. Seul à guetter les bateaux, le sémaphoriste était aux premières loges pour signaler les naufrages les jours de tempête. "En 33, il y a eu le naufrage d’un cargo danois, avec une cargaison d’oranges. A l’époque, ma maman me disait qu’elle avait une orange pour Noël, et là il y avait des oranges de partout", se souvient Marc Arzel, un habitant d’Audierne, dans le Finistère.

Des ruines devenues un gîte de luxe :
Détruit en 1940 par les Allemands, le sémaphore va rester en ruines pendant près de 80 ans. Mais en 2015, Jean-Yves Huitric a racheté le sémaphore pour le transformer en un gîte de luxe

Autres points remarquables à voir :
• Lavoirs
• Fontaines
• Ancien moulin à eau
• La batterie de Penn an Enez

Apporter votre pique-nique

Pour info si vous habitez loin :
Je serai accompagné de 5 amis (2 hommes et 3 femmes, tous célibataires). Nous partirons en covoiturage dés le vendredi soir de la région rennaise. Car j'ai réservé un hébergement de 8 places à Audierne du vendredi soir au dimanche matin. Il reste 2 places dans l'hébergement (si intéressé contactez-moi).

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Fiche technique

Durée
7h
D+
686 m
D−
731 m

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